Allouagne

Mais quel est le rapport entre Allouagne, le pays des Poulouches (surnom des habitants) et Romorantin, le pays des Solognots ? Une rue. Et ce n’est pas la rue de l’Église ni la rue du 8-Mai mais la rue Georges-Richard. Figurez-vous que Georges Richard – ou Richard Georges selon les historiens – a été maire d’Allouagne (de 1919 à 1924) puis maire de Romorantin de 1925 à 1933 avant de redevenir maire d’Allouagne de 1953 à 1959 ! Il faut entre temps, d’août 1944 à mai 1945, le maire du Burgaud en Haute-Garonne.
Un éminent personnage dont la notice dans le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, signée Yves Le Maner, fait près de 8 000 signes.
« Enfant de l’Assistance publique de la Seine, né le 9 juillet 1893 à Paris, Richard Georges fut placé dans une famille de Lanthenay (Loir-et-Cher), près de Romorantin, au cœur de la Sologne. Il eut une enfance difficile, devant travailler aux champs après les heures d’école. À l’âge de onze ans, il obtint son Certificat d’études et fut placé immédiatement comme garçon de ferme malgré les dons intellectuels dont il avait fait preuve. Déjà sensible à l’injustice, il tenta de s’opposer à l’exploitation qu’il subissait. Par mesure disciplinaire, il fut envoyé aux verreries de Vierzon-Forges (Cher) peu après son treizième anniversaire. Cet établissement privé, lié par contrat avec l’Assistance publique de Paris, était un véritable « bagne d’enfants » qui utilisait et maltraitait une main-d’œuvre bon marché et docile, privée de tout soutien. Révolté par la misère physique et morale qui le frappait ainsi que ses jeunes camarades, Richard Georges parvint à s’évader de la verrerie pour aller décrire les souffrances endurées par des enfants de dix à seize ans au directeur du centre de placement de l’AP à Romorantin. Devant l’inefficacité de cette première démarche, il n’hésita pas, malgré les brutalités subies lors de son retour à la verrerie, à entreprendre une deuxième fugue. Cette fois, ne comptant que sur lui-même, il se rendit à Paris où il rencontra des responsables de l’Assistance publique. Le périple de Richard Georges donna naissance à une campagne de presse qui émut profondément l’opinion publique et, après enquête, le centre de travail des enfants de Vierzon fut fermé. Après quelques mois de séjour à Paris, Richard Georges partit travailler dans une verrerie située à Bar-sur-Aube (Aube). Mais, à l’âge de dix-sept ans, il décida de se rendre dans le bassin minier du Pas-de-Calais et il fut embauché comme mineur de fond à la concession de Marles. Ce fut là, qu’immédiatement, il prit les engagements politiques et syndicaux auxquels il devait rester fidèle toute sa vie. Malgré son jeune âge, il fut admis directement au sein du Parti socialiste SFIO. En 1911, il fondait à Allouagne, sa commune d’adoption, une société de gymnastique ouvrière, « L’Avant-garde » et, l’année suivante, il était choisi comme secrétaire de la section socialiste locale que venait de fonder Raoul Évrard. À la fin de l’année 1912, alors qu’il n’avait pas encore vingt ans, il fut choisi par ses camarades comme secrétaire de la section syndicale d’Allouagne et il donna ses premiers articles dans Le Réveil des Mineurs. Ce fut également à cette époque qu’il commença à s’intéresser au mouvement coopérateur dont il devait devenir quelques années plus tard l’un des administrateurs au niveau départemental.<br /> Placé en affectation spéciale dans les mines pendant toute la durée du premier conflit mondial, Georges Richard participa à la reconstruction du syndicat des mineurs du Pas-de-Calais entreprise par Basly et Louart à partir de 1917 et il entra à la commission administrative de cette puissante organisation au lendemain de l’Armistice. Après avoir été l’un des principaux meneurs de la grève des mineurs de 1919, il se présenta aux élections législatives dans la première circonscription du Pas-de-Calais sur la liste du Parti socialiste SFIO. Il fut élu député le 15 novembre 1919, ayant obtenu la majorité absolue avec 62 604 voix sur 122 058 suffrages exprimés, l’ensemble des sièges du département revenant aux candidats socialistes. Le 7 décembre suivant, il était élu maire d’Allouagne, quelques jours avant son départ pour le congrès de la SFIO à Tours en tant que membre de la délégation de la Fédération du Pas-de-Calais ; la même année, en février, il avait été également délégué au congrès de Strasbourg. Il se prononça pour le maintien au sein de la IIe Internationale et, lorsque la scission fut consommée, il forma, avec Basly, Cadot, Evrard, Maes et César Bernard, l’équipe qui reconstitua la Fédération socialiste du Pas-de-Calais. Au début de l’année 1924, R. Georges prit la surprenante décision de regagner le Loir-et-Cher où il avait passé son enfance et, preuve de l’éclectisme de ses talents, il y exerça le métier d’agriculteur. Mais ce retour avait été soigneusement préparé et avait pour véritable but l’implantation du socialisme dans une Sologne restée terre de conservatisme. Richard Georges mit immédiatement sur pied plusieurs sections locales et, avec sa formidable énergie, il mena tambour battant sa campagne des élections législatives de mai 1924 pour lesquelles il figura en tête pour le Loir-et-Cher sur la liste du Bloc des gauches. Le 11 mai 1924, 27 096 des 62 114 suffrages exprimés se portèrent sur son nom et, par l’application du quotient, il devint ce jour-là le premier député socialiste de Sologne. L’année suivante, il était élu maire de Romorantin et il accédait au conseil général, fonctions qu’il conserva respectivement jusqu’en 1933 et 1937. Le 23 avril 1928, il était réélu à la députation au second tour après avoir recueilli 8 193 voix sur un total de 16 291 suffrages exprimés.<br /> Travailleur acharné, Georges Richard s’adonna à sa tâche de député avec un dévouement total. Celui qui fut le plus jeune député-maire de France pendant deux législatures (de 1919 à 1928) s’avéra un administrateur de tout premier ordre : tant dans le Pas-de-Calais qu’en Sologne il veilla au développement des constructions de « maisons ouvrières », à l’amélioration de la voirie et de l’assainissement et plus encore peut-être à la mise en chantier d’équipements destinés aux enfants : écoles et, déjà, crèches. À la Chambre des députés, il fit partie des commissions de l’administration générale et des comptes définitifs, du commerce et de l’industrie, de l’administration générale, départementale et communale. Son action parlementaire fut toujours axée sur la défense des minorités et des exploités : il porta toute son attention sur la législation minière dont il connaissait d’expérience toutes les données humaines et défendit également le petit personnel municipal souvent laissé pour compte par la législation. Dans un tout autre domaine, il intervint pour obtenir l’éligibilité des femmes commerçantes aux tribunaux de commerce. Enfin, preuve évidente de son courage pionnier, il fut l’auteur d’une proposition de modification de l’article 193 du code de justice militaire visant à reconnaître juridiquement l’objection de conscience.<br /> Battu aux élections du 13 mai 1932 par l’avocat Dumoret, profondément déçu, Georges Richard décida d’abandonner la politique politicienne et il ne se représenta pas lors de la consultation de 1936. Il mena à leur terme ses mandats municipaux et cantonaux et entra dans l’administration coloniale. Nommé aux fonctions de trésorier-payeur des Pays d’Outre-Mer, il devait exercer cette charge à Djibouti, au Togo et, après guerre, au Laos et au Viêt-nam. Il devait d’ailleurs être le dernier trésorier-payeur de l’Indochine française. Lors de ses séjours dans les colonies, il poursuivit son action politique en faveur des opprimés, en l’occurrence des indigènes. Présent en France lors de la débâcle de 1940, Georges Richard fut interné à Vals-les-Bains (Ardèche) puis mis en résidence surveillée au Burgaud (Haute-Garonne) pour la durée de la guerre sur décision du gouvernement de Vichy. Résistant, il fut maire du Burgaud à la Libération. Après sa retraite, il revint s’installer dans le Pas-de-Calais et, dès 1953, il redevenait maire d’Allouagne. Jusqu’à ses derniers jours il continua à militer et à collaborer au journal de son parti, l’Espoir. Georges Richard était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille 1939-1945 avec barrette « libération » et de nombreuses autres décorations de France et d’Outre-Mer. Il mourut le 8 février 1963 à Allouagne… ou à Nice selon une autre source (Dictionnaire des parlementaires français). »

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/

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Régime… Pfff

Bon, alors, je dois bien l’avouer… J’ai tout laissé tomber. Tout en restant vigilante quand même.

J’ai donc repris royalement un kilo et c’est tout.

ça vous en bouche un coin quand même, pas vrai ?

Si dans mes lecteurs & lectrices, quelqu’un peut m’envoyer une bouée de sauvetage, j’entends par là un message d’encouragement ou une technique qui me permettra de reprendre là où j’ai tout abandonné.

 

Car il faut bien l’avouer, j’étais vachement bien partie !

Weight watchers et son programme me convenaient très bien.

Alors vous devez vous demander pourquoi j’ai arrêté. Eh ben moi aussi figurez-vous, je ne comprends pas pourquoi j’ai arrêté…

Help !

J’attends vos messages…

Beretta Claire Denamur Tiger Lilly

Beretta Claire Denamur Tiger Lilly

Une série que j’ai abordée sans conviction, que j’ai pourtant bien apprécié. Un moment de détente, les aventures de quatre ados rockeuses devenues des quadras avec des vies différentes et intéressantes. Je vous laisse apprécier le morceau Betetta, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessus.
Bonne écoute !

Dites moi si vous avez aimé la petite série Tiger Lilly ! ?